Institut de Mathématiques de Toulouse

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Conférences d’Histoire des Mathématiques

par Sébastien Maronne - publié le , mis à jour le

Coordination : Danielle Couty

Jour et lieu habituels : Vendredi 10h30, Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2




  • Vendredi 21 février 2014 10:30-12:30 - Laurent Mazliak - LPMA

    Les débuts de la statistique en France dans les années 1920

    Résumé : L’exposé s’intéressera à l’émergence de la Statistique mathématique moderne au début du 20ème siècle. On y examinera notamment la façon dont Emile Borel s’intéressa à ces questions, intérêt qui aboutit au lendemain de la Première Guerre mondiale à la création de deux institutions l’ISUP (Institut de Statistiques de l’Université de Paris) en 1922 et surtout l’Institut Henri Poincaré (IHP) en 1928.
    L’article dont est tiré l’exposé est disponible ici : http://smf4.emath.fr/Publications/RevueHistoireMath/18/html/smf_rhm_18_271-335.php

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 21 février 2014 14:30-16:30 - Laurent Mazliak - LPMA

    René Gateaux (1889-1914). Itinéraire d’une jeunesse sacrifiée

    Résumé : Mort au front en octobre 1914 à l’âge de 25 ans, le mathématicien René Gateaux est à la fois représentatif de toute une jeunesse étudiante qui a été sacrifiée sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, et exceptionnel dans la mesure où le fait d’avoir été très tôt au contact avec des personnalités de premier plan du monde scientifique de son temps lui a assuré de façon posthume une étonnante postérité. L’exposé présentera cette singulière histoire et reviendra à travers elle sur l’empreinte profonde laissée par la Première Guerre mondiale sur la communauté mathématique de la première moitié du vingtième siècle.
    L’article dont est tiré l’exposé est disponible ici : http://www.proba.jussieu.fr/users/lma/Gateaux.pdf
    Cf. aussi la correspondance Fréchet-Gâteaux pour ceux qui seraient intéressés par les aspects mathématiques de la conférence : http://link.springer.com/book/10.1007%2F978-1-4471-5619-2

    Lieu : Amphi Shannon, Bâtiment U4

    Notes de dernières minutes :


  • Vendredi 28 mars 2014 10:30-12:30 - Catherine Goldstein - CNRS, Institut de mathématiques de Jussieu-Paris Rive gauche

    Les mathématiques comme sciences naturelles, le point de vue de Charles Hermite.

    Résumé : Ayant déclaré que les nombres et les fonctions avaient une existence indépendante, Charles Hermite est souvent décrit comme platonicien. L’exposé se propose de revenir sur la position d’Hermite en montrant sa cohérence avec une vision des mathématiques comme sciences de la nature, un engagement religieux marqué, mais aussi une pratique très concrète des objets mathématiques. Nous détaillerons certains effets sur le programme d’Hermite en théorie des nombres et en algèbre, ainsi que l’influence de ces conceptions sur d’autres mathématiciens de la fin du 19e siècle.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 11 avril 2014 10:30-12:30 - Pascal Crozet - CNRS, SPHERE

    Transformations géométriques et invariants : nouvelles perspectives en géométrie dans le monde arabe aux Xe et XIe siècle

    Résumé : En offrant une méthode de plus en plus féconde, les transformations géométriques conduisent les mathématiciens, entre les IXe et XIe siècles, à modifier leurs modes d’appréhension des figures géométriques. La présente communication voudrait mettre en évidence cette mutation en se fixant deux tâches : en premier lieu, comprendre précisément ce qu’un mathématicien comme al-Sijzi entend par "transformation" (il est l’un des premiers à introduire ce terme et pour y reconnaître explicitement une méthode) ; et en second lieu, rendre compte de ses recherches sur les invariants géométriques, obtenus en faisant varier certains éléments d’une figure. L’usage des transformations et la recherche d’invariants apparaissent dès lors comme les deux volets d’une même tendance, celle de rompre avec une manière euclidienne de considérer les figures de façon isolée et statique pour mieux exploiter les propriétés communes qui peuvent les unir.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 20 juin 2014 14:30-16:30 - Rossana Tazzioli - Université Lille 1, Laboratoire Paul Painlevé

    Les mathématiciens italiens et la Grande Guerre : problématiques et débats, continuités et ruptures.

    Résumé : Le but de cet exposé est de mettre en évidence les difficultés et les incertitudes des mathématiciens italiens face à l’intervention de l’Italie dans la Grande Guerre ; leur engagement dans la guerre en tant que mathématiciens, leur attitude par rapport à l’ostracisme de l’après guerre.
    Les questions historiographiques auxquelles on cherchera à répondre, au moins partiellement, sont les suivantes :
    Est-ce qu’il y a des changements (et lesquels) par rapport au "métier de mathématicien" entre les années précédant immédiatement la guerre et l’après guerre ?
    Les mathématiciens italiens ont-ils (et de quelle manière) utilisé leur expertise au service de la guerre ?
    Est-ce que les mathématiciens se distinguent d’autres catégories d’intellectuels italiens dans leur attitude face à la guerre ?
    Séance préparée par Danielle Couty.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 7 novembre 2014 14:00-16:00 - Massimo Galuzzi - Dipartimento di Matematica Federigo Enriques (Milano)

    Emmy Noether’s article of 1916 and Galois Theory

    Résumé : In 1916, Emmy Noether published a short paper in the Mathematische Annalen, [2], on invariants of finite groups contained in $GL(n,K)$. She gave two different proofs that, given a finite subgroup $G$ of $GL(n,K)$, acting in the obvious way on $K(x_1, x_2, …,x_n)$, it is possible to find (by means of an algorithm) a finite set of monomials which constitute a complete basis for the ring of polynomials left invariant by the elements of the group $G$.
    The rebirth given to Invariant Theory by our modern Computer Algebra has assigned to this nice paper a greater relevance than the one it gained at its times (see for example [3]).
    Usually, in the textbooks, the second elementary proof is chosen in order to present Noether’s result, while the first, that makes use of a ‘Galois Resolvent’, is disregarded. The first proof is examined in an important historical article of Colin McLarty, [1].
    In this article, McLarty shows how this proof naturally places itself in the context reached by Galois Theory.
    I propose to deepen this aspect, by devoting more attention to the important Lehrbuch der Algebra of Heinrich Weber. In particular I will show how naturally [4] is connected to Noether’s result.
    Moreover, the analysis of this situation, is helpful to provide concrete reasons for the radical change that Galois theory underwent by the brilliant work of Emil Artin.
    References
    [1] C. McLarty. Emmy Noether’s first great mathematics and the culmination of first-phase logicism, formalism and intuitionism. Archive for history of exact sciences, 65:99–117, 2011.
    [2] E. Noether. Der Endlichkeitssatz der Invarianten endlicher Gruppen. Mathematische Annalen, 77:89–92, 1916.
    [3] B. Sturmfels. Algorithms in Invariant Theory. Springer, Wien, New York, second edition, 2008.
    [4] H. Weber. Lehrbuch der Algebra. F. Vieweg und Sohn, Braunschweig, 1896. Zweiter Band.

    Lieu : Salle de séminaire, 1er étage, Bât. 1R1


  • Vendredi 6 février 2015 10:00-12:00 - Philippe Nabonnand - Université de Lorraine, Archives Henri Poincaré (AHP)

    La correspondance mathématique de Poincaré

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


  • Vendredi 6 mars 2015 10:30-12:00 - Pierre Crépel - CNRS, Institut Camille Jordan

    Charles-François Bicquilley et la théorie des probabilités

    Résumé : Le 21 décembre 2014, début des féries de la Saint-Thomas - c’est mondialement connu - est le jour du bicentenaire de la mort de Charles-François Bicquilley. Celui-ci était né à Toul le 20 août 1738, jour où l’on a observé une émergence d’Ephiro virgo sur les bords de Marne, d’après Réaumur.
    Issu d’une famille ayant exercé toutes sortes de magistratures à Toul, il entre comme "garde-du-corps du roi" en 1764. Contrairement à ce que ce nom semble indiquer, cette fonction ne le retient que rarement à Versailles. Entre quelques actions politiques, franc-maçonnes et littéraires, notamment contre le démembrement du diocèse de Toul, Bicquilley se livre à divers travaux mathématiques, publiant notamment "Du calcul des probabilités" en 1783. Il partage avec Lacroix, en 1787, le prix de l’Académie des sciences sur la théorie mathématique des assurances maritimes. Prolongeant ces recherches, il fait imprimer en 1804, chez la Veuve Carez, une "Théorie élémentaire du commerce" (qui ne sera vraisemblablement jamais vendue), ouvrage absent de la BNF et retrouvé seulement il y a vingt ans. Il s’agit du premier livre de mathématiques en économie qui inclue à la fois une détermination mathématique des prix en fonction de l’offre et de la demande, et une étude probabiliste du risque. Certains historiens avaient démontré que l’existence d’un tel ouvrage était impossible. Depuis lors, la découverte des manuscrits de l’auteur, puis, récemment, d’un autre ouvrage de mathématiques, a permis de reconstituer le cheminement de cette aventure méconnue qui conduira les Toulousains, un vendredi 6, dans les Trois-Evêchés. Voir Bicquilley, "Théorie élémentaire du commerce" et "La Croisade", Lyon, Aléas, 1995 et 1998.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


  • Vendredi 29 mai 2015 10:30-12:00 - Anne-Sandrine Paumier - UPMC

    Laurent Schwartz (1915-2002) et la vie collective des mathématiques : autour de la théorie des distributions dans les années d’après-guerre.

    Résumé : Les pratiques collectives sont constitutives du travail et de la communauté mathématique et elles évoluent au cours de la seconde moitié du XXème siècle. L’exposé se propose de discuter ces pratiques collectives et leur impact sur les mathématiques en suivant la théorie des distributions de Schwartz.
    Par le biais biographique, en considérant Schwartz à la fois comme un acteur important qui laisse de nombreuses traces ou comme un simple témoin, sont mises à jour plusieurs formes d’organisation collective, nouvelles ou redéfinies, informelles ou institutionnelles, telles que l’entreprise de Bourbaki, le développement très rapide du séminaire de mathématiques, une certaine forme de colloques ou encore la création du premier laboratoire de mathématiques.
    La thèse de Anne-Sandrine Paumier est disponible à l’adresse :
    http://www.math.jussieu.fr/ paumier/these.pdf
    Cette séance est préparée par Danielle Couty.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


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  • Vendredi 5 octobre 2012 10:00-12:00 - Norbert Schappacher - Université de Strasbourg, IRMA

    La place de l’homme dans les mathématiques, vue par différents acteurs et face à différentes crises, 1900 - 1950

    Résumé : À travers une petite liste de cas, dans laquelle figurent notamment L.E.J. Brouwer, H. Weyl et C. Chevalley, on essaiera de montrer différentes approches historiographiques possibles pour analyser différentes tentatives de certains mathématiciens (ou philosophes) pour assurer l’harmonie entre la vie humaine et la science. Nos réflexions concernent spécifiquement la période mentionnée dans le titre.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 7 décembre 2012 09:30-11:30 - Marco Panza - CNRS, IHPST

    Le platonisme sans l’existence (en mathématiques)

    Résumé : Realism in philosophy of mathematics is a multifarious position. It encompasses different views, each of which can be endorsed while rejecting the other ones, or remaining agnostic about them. An obvious difference depends on the fact that some of these views concern mathematics as a whole, while other ones pertain to different parts of mathematics. But, this is not a difference that I shall emphasize. If needed, I’ll consider specific parts of mathematics. Otherwise, I shall use the term `mathematics’ and its cognates to speak either of mathematics as a whole, or of some part of it. I shall insist, instead, on the difference between three families of views. Each of them is characterized by a general thesis, that, though endorsed by all views belonging to it, admits of different understandings, with the result that, even within one and the same family, one can find so different views that endorsing one of them is compatible with not endorsing, or even with rejecting other ones. I shall mainly focus on one of these families, generically called `ontological realism’ or `platonism’. But before doing it, I’ll emphasize the difference between this family and the two other ones, which, for short, I shall respectively call `veridicalism’ and `objectivism’. Then, I shall distinguishing several versions of platonism, and, in the end of my talk, I shall argue in favor of one of them.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 18 janvier 2013 10:00-12:00 - Michel Guillemot - Université Paul Sabatier, IMT

    Quatre sortes de documents mathématiques égyptiens

    Résumé : Nous possédons peu de documents mathématiques provenant de l’Egypte ancienne. Les trois principaux sont le Papyrus Rhind, le Papyrus de Moscou et des Fragments de Lahoun. Nous examinerons quatre autres témoignages qui différent tant par leur support (cuir, bois, éclat de poterie ou encore fragment de papyrus) que par les sujets traités (relations numériques, divisions de mesures de capacité, utilisation du procédé des auxiliaires numériques et géométrie).

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 8 février 2013 10:00-12:00 - Norbert Verdier - Université Paris 11, GHDSO

    Presse mathématique au XIXe siècle : (Gergonne), Liouville et .. Toulouse

    Résumé : Nous esquisserons un portrait du paysage de la presse mathématique (française) au XIXe siècle avant de nous arrêter sur un cas d’étude : le Journal de mathématiques pures et appliquées, le journal dit « de Liouville », entre 1836 et 1874. Nous poursuivrons en tentant de cerner méthodologiquement et à cette époque les acteurs et les lieux de la sociabilité savante à Toulouse.
    Séance préparée par Danielle Couty

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 15 mars 2013 10:00-12:00 - Yvette Kosmann-Schwarzbach - Centre de Mathématiques Laurent Schwartz, Ecole polytechnique

    Les crochets de Poisson, de la mécanique céleste à la mécanique quantique

    Résumé : En 1840, Jacobi, redécouvrant le mémoire de Poisson de 1809, s’exclame : "Ce théorème vraiment prodigieux […] est resté en même temps découvert et caché". Devenu le "théorème de Poisson-Jacobi", il jouera un grand rôle dans la recherche des solutions des équations aux dérivées partielles au XIXe siècle, chez Jacobi lui-même, puis chez Liouville. Nous esquisserons une histoire des parenthèses de Poisson, appelées plus tard " crochets de Poisson ", de Hamilton à Sophus Lie, et dans la mécanique classique et quantique.
    Séance préparée par Christophe Eckes

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 12 avril 2013 10:00-12:00 - Renaud Chorlay - Paris, SPHERE

    L’oeuvre mathématique d’Elie Cartan : réception, réécritures

    Résumé : Nous présenterons une partie d’un travail de longue haleine sur l’oeuvre mathématique d’Elie Cartan, en regardant vers l’aval et la question de la réception. Après avoir donné quelques éléments généraux de problématisation, nous examinerons plus en détail une forme particulière de réception qu’est la réécriture. Dans les années 1930 et 1940, plusieurs auteurs (H. Cartan, C. Ehresmann, E. Kähler) se donnent en effet explicitement pour objectif de s’approprier une partie de l’ouvre mathématique d’Elie Cartan, en passant par une réécriture. Le texte initial est souvent décrit comme difficile, et organisé selon un « art du géomètre », certes admirable, mais implicitement critiqué ; cet « art » semble désigner une manière de sauter des étapes de calcul, ou d’organiser les calculs. Cette étude de cas vise, entre autres, à contribuer à mieux cerner les notions générales de réécriture et de style.
    Séance préparée par Guillaume Couffignal

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 31 mai 2013 10:30-12:30 - Michèle Audin - Université de Strasbourg, IRMA

    Vladimir Igorevich Arnold et l’invention de la topologie symplectique

    Résumé : En 1965, avec une note de Vladimir Arnold aux Comptes rendus de l’Académie des sciences, une nouvelle branche des mathématiques naissait. En 1986, le même Arnold rapportait, dans un long article, les remarquables premiers pas de cette branche. Et entre temps…
    Séance préparée par Jean-François Barraud et Sébastien Maronne.

    Lieu : Amphi Schwartz


  • Vendredi 12 décembre 2014 10:30-12:30 - Carlos Alvarez - Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM)

    La rencontre de Newton avec l’analyse des Anciens

    Résumé : C’est vers les années 1676-1680 que Newton a commencé la lecture de Pappus, donc c’est là qu’il a pris connaissance de l’Analyse des Anciens qu’il ne connaissait auparavant qu’à travers Descartes. Cette lecture nous permet de comprendre le style éclectique qu’on trouve dans l’Arithmetica Universalis, au moins lorsqu’il s’agit du traitement des coniques, et nous donne la possibilité de comprendre certains aspects du style mathématique de Newton dans le traité De Motu, et aussi dans les Principia (au moins dans le livre I).
    Nous allons présenter quelques aspects de la lecture que Newton a faite de Pappus, dans laquelle un texte perdu, le livre des Porismes, d’Euclide, joue un rôle central.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 6 mars 2015 10:30-12:00 - Pierre Crépel - CNRS, Institut Camille Jordan

    Charles-François Bicquilley et la théorie des probabilités

    Résumé : Le 21 décembre 2014, début des féries de la Saint-Thomas - c’est mondialement connu - est le jour du bicentenaire de la mort de Charles-François Bicquilley. Celui-ci était né à Toul le 20 août 1738, jour où l’on a observé une émergence d’Ephiro virgo sur les bords de Marne, d’après Réaumur.
    Issu d’une famille ayant exercé toutes sortes de magistratures à Toul, il entre comme "garde-du-corps du roi" en 1764. Contrairement à ce que ce nom semble indiquer, cette fonction ne le retient que rarement à Versailles. Entre quelques actions politiques, franc-maçonnes et littéraires, notamment contre le démembrement du diocèse de Toul, Bicquilley se livre à divers travaux mathématiques, publiant notamment "Du calcul des probabilités" en 1783. Il partage avec Lacroix, en 1787, le prix de l’Académie des sciences sur la théorie mathématique des assurances maritimes. Prolongeant ces recherches, il fait imprimer en 1804, chez la Veuve Carez, une "Théorie élémentaire du commerce" (qui ne sera vraisemblablement jamais vendue), ouvrage absent de la BNF et retrouvé seulement il y a vingt ans. Il s’agit du premier livre de mathématiques en économie qui inclue à la fois une détermination mathématique des prix en fonction de l’offre et de la demande, et une étude probabiliste du risque. Certains historiens avaient démontré que l’existence d’un tel ouvrage était impossible. Depuis lors, la découverte des manuscrits de l’auteur, puis, récemment, d’un autre ouvrage de mathématiques, a permis de reconstituer le cheminement de cette aventure méconnue qui conduira les Toulousains, un vendredi 6, dans les Trois-Evêchés. Voir Bicquilley, "Théorie élémentaire du commerce" et "La Croisade", Lyon, Aléas, 1995 et 1998.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


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