Institut de Mathématiques de Toulouse

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Conférences d’Histoire des Mathématiques

par Sébastien Maronne - publié le , mis à jour le

Coordination : Danielle Couty

Jour et lieu habituels : Vendredi 10h30, Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2




  • Vendredi 18 janvier 10:30-12:00 - Nacera Bensaou - Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene - Laboratoire SPHERE

    Les algorithmes de résolution des équations cubiques dans les mathématiques arabes

    Résumé : La résolution des équations cubiques, dans les mathématiques arabes, a une histoire millénaire, du IXe au XIXe siècle. En effet, en 1824, un mathématicien et astronome Iranien, Alı̄ Muḥammad ibn Muḥammad Ḥusayn al-Iṣfahānī, propose une nouvelle théorie de résolution des équations cubiques dans un traité intitulé Takmilat al ’Uyūn (La complétion des fontaines). Ce traité est écrit en langue arabe, dans un style ancien, sans symbolisme mathématique. Pour les six équations du premier et second degré, al-Iṣfahānī applique les algorithmes classiques connus depuis al-Khawārizmı̄. Pour l’équation cubique, il applique l’algorithme d’extraction, chiffre par chiffre de la racine, de Sharaf al-Dı̄n al‐Ṭūsī (XIIe siècle) ainsi qu’un ensemble de méthodes itératives d’approximation. Nous montrerons dans cet exposé comment l’algorithmique d’ al-Iṣfahānī s’inscrit dans la pure tradition de ses prédécesseurs algébristes géomètres et algébristes arithméticiens : al-Yazdı̄, al-Kāshı̄, al-Samaw’al, al‐Ṭūsī, al-Khayyām et toute la tradition jusqu’à al-Khawārizmı̄.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


  • Vendredi 1er février 10:30-12:00 - Laurent Mazliak - Université Pierre et Marie Curie - Laboratoire de Probabilités, Statistique et Modélisation

    Les difficultés de la vie scientifique en France occupée : les exemples d’Emile Borel, de Paul Lévy et d’autres…

    Résumé : Dans mon exposé, je me concentrerai sur quelques aspects spécifiques de la vie mathématique en France occupée entre 1940 et 1944, sans aucune prétention d’exhaustivité sur cette période très complexe, qui a été étudiée récemment par Michèle Audin et Christophe Eckes entre autres. La situation française, singulière, participe de cette difficulté, notamment par la coexistence de deux systèmes administratifs (l’un imposé par les Allemands, l’autre soumis à la bureaucratie de Vichy) qui, du moins jusqu’en 1943, souhaitaient faire preuve d’une certaine indépendance mutuelle dans leurs décisions. Cela a conduit à diverses situations épineuses dans la vie institutionnelle, comme le prouvent les sinuosités de la politique du CNRS sous Charles Jacob, les ennuis liés à l’élection d’un nouveau secrétaire permanent à l’Académie des sciences de Paris où Borel n’a pas été élu à ce poste qui lui revenait de droit, et le jeu malsain entre l’École Polytechnique et l’École des Mines afin de se débarrasser du cas de Paul Lévy. Mais l’histoire de ces années surprenantes montre aussi que la vie mathématique en tant que telle continuait, en étant plus ou moins influencée par le cadre politique. Je présenterai ainsi quelques exemples de la façon dont les mathématiciens ont pu faire des mathématiques au cours de cette période.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


  • Vendredi 15 mars 10:30-12:00 - Lisa Rougetet - Université de Brest

    La place des jeux combinatoires dans la construction des nombres surréels de Conway (1976)

  • Vendredi 5 avril 10:30-12:00 - Jean- Baptiste Hiriart-Urruty - Université Paul Sabatier - Institut de Mathématiques de Toulouse

    Mathématiciens élus politiques : quelques exemples

  • Jeudi 16 mai 10:30-12:00 - Marc Moyon - Université de Limoges - Equipe MATHIS de l’institut XLIM - Chercheur associé au Centre Alexandre Koyré

    Conférences d’Histoire des Mathématiques

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2


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