Institut de Mathématiques de Toulouse

Les événements de la journée


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  • Systèmes Dynamiques

    Vendredi 1er février 10:30-11:30 - Laurent Stolovitch - Université de Nice

    Dynamique et singularités des structures de Cauchy-Riemann.

    Résumé : On étudie les sous-variétés analytiques réelles de l’espace complexe Euclidien. Lorsque la dimension maximale des sous-espaces complexes contenus dans l’espace tangent en un point ne dépend pas du point, on dit que la variété est de Cauchy-Riemann. Une singularité de la structure de Cauchy-Riemann est un point au voisinage duquel cette dimension n’est pas constante. L’étude de ces variétés a été initiée par Bishop et reprise dans une article fondateur de Moser-Webster.
    On étudie plus précisément les germes de n-sous-variétés de $C^n $ dont l’espace complexe tangent en la singularité est de dimension maximale. Ceux sont des perturbations de certaines quadriques.
    Sous certaines hypothèses, nous montrons l’équivalence à une forme normale via un germe de biholomorphisme qui laisse invariant la singularité. En outre, si la variété est formellement équivalente à la quadrique dont elle est la perturbation et si une condition de type "petits diviseurs diophantiens" est vérifiée alors la variété est holomorphiquement équivalente à la quadrique elle-même. C’est un travail commun avec X. Gong (Madison)."

    Lieu : salle 207, bat 1R2

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  • Conférences d’Histoire des Mathématiques

    Vendredi 1er février 10:30-12:00 - Laurent Mazliak - Université Pierre et Marie Curie - Laboratoire de Probabilités, Statistique et Modélisation

    Les difficultés de la vie scientifique en France occupée : les exemples d’Emile Borel, de Paul Lévy et d’autres…

    Résumé : Dans mon exposé, je me concentrerai sur quelques aspects spécifiques de la vie mathématique en France occupée entre 1940 et 1944, sans aucune prétention d’exhaustivité sur cette période très complexe, qui a été étudiée récemment par Michèle Audin et Christophe Eckes entre autres. La situation française, singulière, participe de cette difficulté, notamment par la coexistence de deux systèmes administratifs (l’un imposé par les Allemands, l’autre soumis à la bureaucratie de Vichy) qui, du moins jusqu’en 1943, souhaitaient faire preuve d’une certaine indépendance mutuelle dans leurs décisions. Cela a conduit à diverses situations épineuses dans la vie institutionnelle, comme le prouvent les sinuosités de la politique du CNRS sous Charles Jacob, les ennuis liés à l’élection d’un nouveau secrétaire permanent à l’Académie des sciences de Paris où Borel n’a pas été élu à ce poste qui lui revenait de droit, et le jeu malsain entre l’École Polytechnique et l’École des Mines afin de se débarrasser du cas de Paul Lévy. Mais l’histoire de ces années surprenantes montre aussi que la vie mathématique en tant que telle continuait, en étant plus ou moins influencée par le cadre politique. Je présenterai ainsi quelques exemples de la façon dont les mathématiciens ont pu faire des mathématiques au cours de cette période.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2

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