Institut de Mathématiques de Toulouse

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Conférences d’Histoire des Mathématiques

par Sébastien Maronne - publié le , mis à jour le

Coordination : Danielle Couty

Jour et lieu habituels : Vendredi 10h30, Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2




  • Vendredi 23 mars 10:30-12:00 - Odile Kouteynikoff - Laboratoire SPHERE

    La réception des Arithmétiques de Diophante par Guillaume Gosselin de Caen

    Résumé : L’étude de l’œuvre de Guillaume Gosselin († ca 1590) permet de reconnaître en cet auteur peu fréquenté un mathématicien rigoureux, dont la contribution à l’émergence de l’algèbre à la Renaissance reste sous-estimée.
    Nous mettrons en évidence de quelle façon les trois ouvrages connus de Gosselin tirent une valeur spécifique de leurs liens avec les Arithmétiques de Diophante, dont Xylander donne la première traduction latine à Bâle en 1575.
    C’est à cette époque que Gosselin rédige simultanément son Algèbre en latin, ou De arte magna libri quatuor (1577), et son Arithmétique de Nicolas Tartaglia (1578), qui est une traduction française, à la fois abrégée et augmentée, des deux premières parties du General trattato di numeri et misure de Nicolò Tartaglia (1556). Grâce à des imbrications voulues entre les deux traités, et grâce aussi à sa réception très personnelle des Éléments d’Euclide, Gosselin fonde une autonomie du champ numérique par rapport au champ géométrique qui structure son œuvre.
    Gosselin est également l’auteur d’une Leçon sur la manière d’étudier et d’enseigner la mathématique, la Prælectio de 1583, par laquelle il contribue au débat plus large sur le statut des mathématiques ouvert à la Renaissance.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


  • Vendredi 6 avril 10:30-12:00 - Dominique Raynaud - PLC, Université de Grenoble

    Stemmatologie et figures géométriques

    Résumé : Depuis les années 1980, les figures scientifiques, notamment géométriques, font l’objet d’une attention croissante (Saito 2005, De Young 2005, Crozet 2005, Sidoli 2007, Saito et al. 2011, Saito et Sidoli 2012). Je présenterai un aspect encore peu développé de ces recherches : l’établissement du stemma codicum à partir des figures géométriques incluses dans un texte mathématique. L’hypothèse de base de la stemmatologie est que, lorsque les erreurs qui altèrent un texte ne sont pas identifiées comme des erreurs, elles ne sont pas corrigées par les copistes. Les erreurs survivent alors dans tous les descendants d’un archétype corrompu, établissant ainsi sa filiation. Nous verrons que les mêmes principes s’appliquent à la reproduction des figures géométriques. Cette méthode a été testée récemment sur des traités d’optique et de géométrie.
    Références
    Dominique Raynaud, « Building the stemma codicum from geometric diagrams. A treatise on optics by Ibn al-Haytham as a test case », Archive for History of Exact Sciences, March 2014, Volume 68, Issue 2, pp 207–239. https://link.springer.com/article/10.1007/s00407-013-0134-0
    Dominique Raynaud, A Critical Edition of Ibn al-Haytham’s On the Shape of the Eclipse. The First Experimental Study of the Camera Obscura, New York, Springer, 2016. http://www.springer.com/fr/book/9783319479903

    Lieu : Salle Picard Bat 1R2 Salle 129


  • Vendredi 4 mai 10:30-12:00 - Michel Guillemot - Université Paul Sabatier - IRES

    Les exemples de péfésou dans le Papyrus Rhind

    Résumé : Les problèmes d’échange dans le Papyrus Rhind
    Dans l’Égypte ancienne, les salaires sont versés en nature, pain et bière essentiellement. Ceci peut donner lieu à des problèmes d’échange dont nous avons le témoignage dans les deux principaux documents mathématiques qui nous sont parvenus : le Papyrus Rhind et le Papyrus de Moscou. Ces échanges sont validés par les quantités de céréales ou de farine nécessaires pour obtenir les aliments qui sont échangés. Ils se situent dans un corpus un peu plus vaste, celui des problèmes de péfésou, ce terme désignant la quantité d’aliments produits à partir d’une unité de céréale ou de farine. On peut considérer que l’exemple R76 du Papyrus Rhind est le problème arithmétique le plus abouti qui nous soit parvenu de l’Égypte ancienne.

    Lieu : Salle Picard Bat 1R2 Salle 129


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