Institut de Mathématiques de Toulouse

Accueil > Événements Scientifiques > Séminaires & Groupes de Travail > Séminaires > Conférences d’Histoire des Mathématiques

Conférences d’Histoire des Mathématiques

par Sébastien Maronne - publié le , mis à jour le

Coordination : Danielle Couty

Jour et lieu habituels : Vendredi 10h30, Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2




  • Vendredi 19 octobre 10:30-12:00 - Odile Kouteynikoff - Laboratoire SPHERE

    La réception des Arithmétiques de Diophante par Guillaume Gosselin de Caen

    Résumé : L’étude de l’œuvre de Guillaume Gosselin († ca 1590) permet de reconnaître en cet auteur peu fréquenté un mathématicien rigoureux, dont la contribution à l’émergence de l’algèbre à la Renaissance reste sous-estimée.
    Nous mettrons en évidence de quelle façon les trois ouvrages connus de Gosselin tirent une valeur spécifique de leurs liens avec les Arithmétiques de Diophante, dont Xylander donne la première traduction latine à Bâle en 1575.
    C’est à cette époque que Gosselin rédige simultanément son Algèbre en latin, ou De arte magna libri quatuor (1577), et son Arithmétique de Nicolas Tartaglia (1578), qui est une traduction française, à la fois abrégée et augmentée, des deux premières parties du General trattato di numeri et misure de Nicolò Tartaglia (1556). Grâce à des imbrications voulues entre les deux traités, et grâce aussi à sa réception très personnelle des Éléments d’Euclide, Gosselin fonde une autonomie du champ numérique par rapport au champ géométrique qui structure son œuvre.
    Gosselin est également l’auteur d’une Leçon sur la manière d’étudier et d’enseigner la mathématique, la Prælectio de 1583, par laquelle il contribue au débat plus large sur le statut des mathématiques ouvert à la Renaissance.
    http://reader.digitale-sammlungen.de/de/fs1/object/display/bsb11267475_00003.html
    http://www.babordnum.fr/items/show/260
    https://www.lesbelleslettres.com/livre/396-de-arte-magna-libri-iv-traite-d-algebre

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


  • Vendredi 16 novembre 10:30-12:00 - Olivier Keller - IRES de Toulouse

    Questions sur la nature du génie de Srinivasa Ramanujan (1887-1920)

    Résumé : Après un aperçu de la vie et de l’œuvre de Ramanujan, nous amorcerons la discussion d’un problème peut-être plus ardu que celui de la compréhension de ses travaux : le problème de la nature de son génie. Ramanujan était-il seulement un calculateur prodige de type nouveau ? Ou bien, à l’autre extrême, peut-on le mettre sur le même plan, quant à la nouveauté et la fécondité des méthodes, de personnages comme Descartes, Newton, Leibniz et Cantor ? 
    Il est vivement conseillé de lire au préalable l’article de G.H. Hardy, le mentor de Ramanujan à Cambridge, paru en 1937 : "The Indian Mathematician Ramanujan", The American Mathematical Monthly, Vol. 44, No. 3. (Mar., 1937), pp. 137-155. Il est disponible en ligne : https://sites.tufts.edu/histmath/files/2015/11/hardy-ramanujan.pdf
    Très intéressante biographie : Robert Kanigel, The Man who knew Infinity, 1991, dont on a tiré un film du même titre en 2015."

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


iCal