Institut de Mathématiques de Toulouse

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Conférences d’Histoire des Mathématiques

par Sébastien Maronne - publié le , mis à jour le

Coordination : Danielle Couty

Jour et lieu habituels : Vendredi 10h30, Salle Jean Cavaillès 132 - Bât 1R2




  • Vendredi 16 novembre 10:30-12:00 - Olivier Keller - IRES de Toulouse

    Questions sur la nature du génie de Srinivasa Ramanujan (1887-1920)

    Résumé : Après un aperçu de la vie et de l’œuvre de Ramanujan, nous amorcerons la discussion d’un problème peut-être plus ardu que celui de la compréhension de ses travaux : le problème de la nature de son génie. Ramanujan était-il seulement un calculateur prodige de type nouveau ? Ou bien, à l’autre extrême, peut-on le mettre sur le même plan, quant à la nouveauté et la fécondité des méthodes, de personnages comme Descartes, Newton, Leibniz et Cantor ? 
    Il est vivement conseillé de lire au préalable l’article de G.H. Hardy, le mentor de Ramanujan à Cambridge, paru en 1937 : "The Indian Mathematician Ramanujan", The American Mathematical Monthly, Vol. 44, No. 3. (Mar., 1937), pp. 137-155. Il est disponible en ligne : https://sites.tufts.edu/histmath/files/2015/11/hardy-ramanujan.pdf
    Très intéressante biographie : Robert Kanigel, The Man who knew Infinity, 1991, dont on a tiré un film du même titre en 2015."

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


  • Vendredi 18 janvier 2019 10:30-12:00 - Nacera Bensaou - Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene - Laboratoire SPHERE

    Conférences d’Histoire des Mathématiques

  • Vendredi 1er février 2019 10:30-12:00 - Laurent Mazliak - Laboratoire de Probabilités, Statistique et Modélisation - Université Pierre et Marie Curie

    Les difficultés de la vie scientifique en France occupée : les exemples d’Emile Borel, de Paul Lévy et d’autres…

    Résumé : Dans mon exposé, je me concentrerai sur quelques aspects spécifiques de la vie mathématique en France occupée entre 1940 et 1944, sans aucune prétention d’exhaustivité sur cette période très complexe, qui a été étudiée récemment par Michèle Audin et Christophe Eckes entre autres. La situation française, singulière, participe de cette difficulté, notamment par la coexistence de deux systèmes administratifs (l’un imposé par les Allemands, l’autre soumis à la bureaucratie de Vichy) qui, du moins jusqu’en 1943, souhaitaient faire preuve d’une certaine indépendance mutuelle dans leurs décisions. Cela a conduit à diverses situations épineuses dans la vie institutionnelle, comme le prouvent les sinuosités de la politique du CNRS sous Charles Jacob, les ennuis liés à l’élection d’un nouveau secrétaire permanent à l’Académie des sciences de Paris où Borel n’a pas été élu à ce poste qui lui revenait de droit, et le jeu malsain entre l’École Polytechnique et l’École des Mines afin de se débarrasser du cas de Paul Lévy. Mais l’histoire de ces années surprenantes montre aussi que la vie mathématique en tant que telle continuait, en étant plus ou moins influencée par le cadre politique. Je présenterai ainsi quelques exemples de la façon dont les mathématiciens ont pu faire des mathématiques au cours de cette période.

    Lieu : Salle Jean Cavaillès 132, Bât 1R2


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