Le programme de Roberts est une liste de conjectures formulées principalement pendant les années 1970-1980 sur l’existence et le propriétés des solutions des équations de Schrödinger non-linéaires avec conditions non-nulles à l’infini. La démonstration récente d’une partie de ces conjectures ouvre la voie vers la compréhension d’autres points du programme.
Arnaud Chéritat : Fellows 2012 of the American Mathematical Society.
Stefanie Petermichl : membre de l’IUF et récipiendaire d’un Prix thématique de l’Académie des Sciences
3 postes de MCF et 3 postes de PR sont ouverts à l’IMT pour 2013
Publication des livres de S. ERVEDOZA et de J.-B. HIRIART-URRUTY
Lancement de l’appel à candidatures du LabEx CIMI pour les bourses M1 et M2 pour l’année 2013-2014.
Résumé : Soit M une variété analytique réelle, N une sous-variété analytique régulière et X un champ de vecteur analytique tels qu’en tout point p de la sous-variété N , la condition suivante (dite quasi-transversalité géométrique) est satisfaite : dimX(p) + dimTp N = dim(X(p) + Tp N ). On se demande, s’ il existe un voisinage U de p dans la variété ambiante M et un nombre réel δ > 0 tels que, pour tout point q dans l’intersection U ∩ N , le ”morceau” de courbe intégrale γq (] − δ, δ[) du champ de vecteur X, passant par q au temps t = 0, intersecte N seulement en q ? On donnera une réponse partielle à cette question et on discutera la difficulté d’une solution au problème général. Ce problème est inspiré par une question de J.-F. Mattei concernant les germes de 1-formes holomorphes singulières.
Lieu : salle 207, bat R2
Résumé : Dans cet exposé nous présenterons une nouvelle approche pour trouver les fonctions harmoniques positives de marches aléatoires dans un quart de plan. Lorsque le drift de la marche aléatoire est nul, nous démontrons qu’il y a une unique fonction harmonique. De plus, dans le cas d’un drift non nul, nous retrouvons de nombreux résultats récents sur les fonctions harmoniques (en particulier, leur nombre et leur expression explicite). Les deux ingrédients-clé de notre approche sont une équation fonctionnelle vérifiée par toute fonction harmonique, et, de façon surprenante, une certaine transformation conforme (introduite dans les années 90 par Fayolle, Iasnogorodski et Malyshev). Nous verrons enfin quelques extensions de cette approche (concernant notamment les fonctions t-harmoniques).
Lieu : Salle 106 (Bât. 1R1)
Lieu : Salle de séminaires 1R3
Lieu : Amphi Schwartz
Lieu : Salle 106 - Bât. 1R1
Résumé : Au cours de cet exposé, nous présenterons l’article de Lamberton et Pagès « a penalized bandit algorithm ». Le problème du bandit à deux bras est très connu des personnes fréquentant les casinos. En effet, un bandit est une machine comportant un bras que l’on actionne en espérant un gain. Le problème que l’on étudie est différent au sens où on a le choix entre deux bras A,B et à chaque étape on choisit d’actionner un des deux bras selon une certaine dynamique. Dans le cas que nous étudions deux traders A et B se partagent la gestion d’un fond géré par une personne Y. Tout les jours Y évalue le trader ayant la plus importante part à gérer et décide en fonction de l’évaluation d’augmenter ou de diminuer la part que gère ce trader. Après une présentation de l’algorithme, nous verrons que sous de faibles hypothèses il est infaillible (au sens où l’on finit toujours par choisir le meilleur bras). Ensuite il sera montré qu’en renormalisant l’algorithme convenablement celui-ci converge vers un processus de Markov particulier appelé PDMP (Piecewise Deterministic Markov Process). Une esquisse de preuve sera proposée pour établir cette convergence, on donnera la méthode plutôt qu’une preuve calculatoire. Enfin selon le temps et l’avancement de mon travail une étude du regret associé sera proposé. Cet exposé est différent des précédents, il a la particularité d’adopter un point de vue purement probabiliste qui contrastera avec l’aspect statistique des précédents.
Lieu : Salle J. Cavaillès (132 bât.1R2)
Lieu : Salle Cavaillès 132, Bât 1R2
Résumé : Ces dernières années ont vu la multiplication de banques d’images grâce aux progrès continus en matière d’acquisition d’images et de stockage. A des fins scientifiques, commerciales ou militaires, les experts en analyse d’images sont souvent amenés à retrouver dans une base d’images cible, les images semblables à une image-requête donnée. Pour répondre à ce besoin, des systèmes de recherche d’images par le contenu ont été mis au point. Ils sont généralement organisés autour de deux étapes principales. La première consiste à extraire les descripteurs (ou encore signatures) qui caractérisent le contenu de chaque image. La seconde étape vise la recherche proprement dite des images ayant les signatures les plus proches de celles de l’image-requête. Par ailleurs, l’augmentation des volumes d’images stockés rend plus compliquées les tâches d’archivage et de gestion pour l’accès aux données. A cet égard, une technique compression est appliquée aux images stockées en vue de réduire leur taille. Les décompositions en multirésolution, en particulier les transformations en ondelettes, sont l’une des techniques de compression les plus utilisées en imagerie compte tenu de leurs multiples avantages. En effet, elles assurent un taux de compression élevé, une bonne caractérisation du contenu de l’image, ainsi qu’une analyse en mutirésolution permettant une reconstruction progressive des données. Dans le contexte d’indexation d’images, il est intéressant de mettre au point des systèmes de recherche d’images par le contenu opérant directement sur des données codées, afin d’éviter leur décodage avant de procéder à l’indexation proprement dite. Les signatures qui sont souvent choisies correspondent aux paramètres d’un modèle de la loi des coefficients d’ondelettes. Dans le cas d’images multispectrales, une approche intuitive consisterait à modéliser séparément les sous-bandes résultantes des transformations en multirésolution des différents canaux de l’image multispectrale à différents étages et à différentes orientations. En réalité, une forte dépendance existe entre les coefficients des différentes canaux spectraux. Dans la première partie de cet exposé, nous montrerons qu’il s’avère plus judicieux de les exploiter en cherchant un modèle de loi conjointe mettant en jeu des copules. De plus, nous décrirons une procédure de recherche plus rapides exploitant l’échelonnabilité de la reconstruction assurée par les décompositions multirésolution. La seconde partie de l’exposé portera sur les solutions originales proposées pour contrer l’impact négatif sur les performances du système de recherche de la quantification des images de la base de données et des images-requêtes à des débits différents.
Lieu : ENSEEIHT - Salle B105
Résumé : En collaboration avec C. Aguerrebere, J. Delon et P. Musé
Les capteurs des appareils photographiques ont une plage dynamique souvent
insuffisante pour capturer les fortes variations lumineuses des scènes
photographiées. Une approche classique pour contourner cette limitation
consiste à réaliser plusieurs clichés avec des réglages différents
(typiquement du temps d’acquisition), puis à fusionner les images obtenues
pour créer une image dite à grande gamme dynamique (en anglais HDR pour High
Dynamic Range). Des techniques dites de "tone mapping" permettent ensuite de
visualiser de telles images sur des écrans ou par le biais d’impressions qui
ont également des dynamiques limitées. Les premier exemples d’une telle
opération sont contemporains des débuts de la photographie et sont dus à
Gustave Le Gray, vers 1850. Nous assistons aujourd’hui à un fort engouement
pour l’imagerie HDR, qui a donné lieu à diverses solutions logicielles grand
public.
Dans cet exposé, nous nous intéresserons à la phase de création des images
HDR. Dans un premier temps, nous considérons le cas ou l’on dispose de
photographies parfaitement recalées et acquises avec des temps d’exposition
variables. Partant d’un modèle réaliste de bruit (incluant les bruits de
photons et de capteur), nous posons la création d’images HDR comme un problème
d’estimation statistique. Nous comparons les principales approches de la
littérature à la lumière de cette modélisation et établissons des bornes de
performance. Nous montrons également que, de façon relativement surprenante,
les performances de l’estimation peuvent être améliorées par la prise en
compte des pixels saturés.
Dans un deuxième temps, nous nous intéressons au cas où les différentes
acquisitions diffèrent, soit en raison de mouvement de l’appareil
photographique, soit en raison de mouvements des objets de la scène. Nous
proposons un nouvel algorithme permettant la création d’images HDR dans ce
cas, qui s’inspire des méthodes de débruitage par "patchs". Cette approche
permet d’effectuer simultanément le débruitage et la création d’images HDR,
sans nécessiter de recalage ni de détection explicite du mouvement.
Lieu : ENSEEIHT, Salle B105
Institut de Mathématiques de Toulouse
Université Paul Sabatier
118, route de Narbonne
F-31062 Toulouse Cedex 9
Tél : 05.61.55.67.90
Fax : 05.61.55.75.99
Latitude : 43°33’42’’ N Longitude : 1°27’57’’ E